« Dieu miséricordieux »

En bref
Neuvième ange du Shem HaMephorash et premier Chérubin, Haziel est placé sous l'archange Raziel, le « Secret de Dieu ». Il règne sur les 10° à 15° du Taureau. Ange de la miséricorde et du pardon divin, il est invoqué pour obtenir la grâce et la clémence, réconcilier ce qui est profondément brouillé, et rouvrir le cœur à l'amour inconditionnel qui précède tout jugement humain.
Haziel marque un seuil décisif dans le cycle des 72 anges du Shem HaMephorash : il est le neuvième nom, et le premier à appartenir non plus au chœur des Séraphins gouverné par Métatron, mais à celui des Chérubins, placé sous la tutelle de Raziel — dont le nom signifie « Secret de Dieu » et dont la tradition kabbalistique fait le gardien des mystères divins et le dépositaire du Sefer Raziel, le livre des secrets célestes. Ce passage hiérarchique est lui-même signifiant : de la lumière ardente et volontaire des Séraphins, on entre dans la connaissance profonde et la sagesse contemplative des Chérubins. Son domaine zodiacal — 10° à 15° du Taureau — ancre cette sagesse dans la réalité de la Terre, invitant à une connaissance qui s'enracine dans l'expérience vécue et non dans la seule spéculation.
Dans la tradition kabbalistique telle que transmise par Robert Ambelain et par l'auteur Haziel qui prit le nom de cet ange comme pseudonyme, cet ange porte le principe le plus profond de la miséricorde divine — un amour qui ne conditionne pas son don à la perfection ou au mérite de celui qui le reçoit. Il est invoqué lorsque l'on cherche le pardon — de Dieu, d'un autre, ou de soi-même dans les profondeurs où la honte s'est installée — et lorsqu'on aspire à la réconciliation après une rupture trop longtemps portée. On lui attribue le pouvoir d'attendrir les cœurs endurcis par la rancœur ou la blessure ancienne, et d'apporter la paix là où régnaient la discorde et le ressentiment. Les kabbalistes reconnaissent en lui le reflet angélique de la sephira Chesed — la grâce et l'amour expansif — sur le plan des intelligences célestes.
Méditer sur Haziel, c'est s'aventurer dans la question fondamentale du pardon : non comme effacement naïf de ce qui s'est passé, mais comme libération progressive de la charge que représente le maintien du jugement et de la rancœur dans l'espace intérieur. Dans la symbolique ésotérique, la miséricorde n'est pas faiblesse — c'est la force tranquille de celui qui a compris que l'autre, fût-il en faute, participe du même mystère divin que lui-même et porte la même blessure fondamentale d'être humain. Haziel invite à cette reconnaissance silencieuse et à la paix intérieure profonde qu'elle seule peut engendrer.
La tradition associe Haziel au Psaume 25, verset 6, récité ou médité lors de son invocation.
Que la miséricorde de Haziel ouvre ce qui était fermé par la blessure et la rancœur accumulée. En son nom, le cœur retrouve la capacité de donner et de recevoir librement, sans condition.
Neuvième ange du Shem HaMephorash et premier Chérubin, Haziel est placé sous l'archange Raziel, le « Secret de Dieu ». Il règne sur les 10° à 15° du Taureau. Ange de la miséricorde et du pardon divin, il est invoqué pour obtenir la grâce et la clémence, réconcilier ce qui est profondément brouillé, et rouvrir le cœur à l'amour inconditionnel qui précède tout jugement humain.
Haziel est le 9ᵉ ange du chœur des Chérubins (prince Raziel). Il régit la période 1 – 5 mai et les degrés 10° – 15° Taureau du signe du Taureau.
On invoque Haziel pour : miséricorde, pardon, réconciliation, grâce, amour inconditionnel.